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L'apiculture écologique de A à Z

Resurgence

Jean-Marie Frèrès & Jean-Claude Guillaume

Nouveau produit

Aimer les abeilles est une chose, les élever et conduire un rucher, c’en est une autre.

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  • 978-2-87434-125-0
  • 9782874341250
  • 804

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Jean-Claude GUILLAUME vient d’achever un petit film d’information qui a été réalisé par PERMATERA. 45 chroniques sont déjà réalisées, de 3 à 4 pages sur un point bien précis de la ruche et de la méthode. Elles sont destinées à aider à l’information et utilisées par ceux qui donnent des cours et qui organisent des stages d’initiation à cette apiculture écologique.

Ces chroniques et ce film complètent avantageusement l’ouvrage « L’apiculture écologique de A à Z ».

Ce film se présente sous la forme d’une interview dans laquelle Jean-Claude GUILLAUME répond aux questions qui lui sont posées, dans une version courte de plus ou moins 4 minutes et d’une version longue de 40 minutes, et cela, en français et en anglais.

» Plus d'informations sur notre page Medicatrix

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Sur YouTube :


Introduction :

Aimer les abeilles est une chose, les élever et conduire un rucher, c’en est une autre. L’apiculture puisque c’est le terme exact pour désigner cette activité, c’est tout un programme. L’apiculteur doit guider ses abeilles, mais il ne doit jamais les commander. Il doit les observer et s’adapter à leur rythme et à celui des saisons. L’apiculteur moderne a trop tendance à vouloir imposer ses volontés à l’abeille et à ne pas respecter les lois de la nature.

Et pourtant, le monde des abeilles est un modèle d’organisation qui n’a nullement besoin de l’homme pour effectuer correctement son travail, noble tâche qu’elles ont assumée sans faille depuis des millénaires. Intervenir maladroitement dans cette organisation que nous allons découvrir ensemble, c’est souvent la perturber gravement, avec des conséquences
imprévisibles à plus ou moins long terme.

De quoi traite le livre :

Tome1
• Le passage de la méthode du catoir à la ruche moderne
• Mon parcours personnel d’apiculteur et ma conversion à la ruche Warré puis écologique
• La construction de la ruche
• La population de la ruche et son organisation
• L’équipement et l’outillage nécessaire à la ruche et à l’apiculteur
• Comment « fonctionne » la ruche écologique Warré
• Essaimage naturel avec récupération de l’essaim
• Contrôle et régulation de la température et de l’humidité
• La récolte du miel
• La cire
• Maladies, parasites et prédateurs des abeilles

Tome 2

• Le language des abeilles et leur sens de l’orientation
• Mes expériences et mes recherches
• Transport d’une ruche
• Que faire en cas de piqûre ?
• Conduite d’une ruche, ce qu’il faut faire ou ne pas faire
• Comment lire la ruche écologique
• Comment peupler les ruches
• Les plantes et les arbres mellifères à cadres
• Le calendrier de l’apiculteur,
• Quelques recettes
• Comment améliorer une ruche moderne à cadres
• A propos de la constitution d’essaims, de l’élevage de reines et de l’insémination artificielle

 

Préface :
C’est avec un très grand plaisir et un vif intérêt que j’ai réalisé cet ouvrage en compagnie de mon ami Jean-Marie Frèrès,apiculteur, grand amoureux des abeilles et de la nature, et chercheur enthousiaste à ses heures.

Nous avons rédigé « L’APICULTURE ÉCOLOGIQUE de A à Z » à partir d’un certain nombre de notes que Jean-Marie avait prises au cours de ses dernières années, pendant lesquelles il a recherché avec une passion extraordinaire, le moyen de récolter un miel pur avec un minimum de prestations de l’homme, qui bien souvent, lorsqu’il intervient dans le milieu naturel, ne fait que le perturber avec des conséquences parfois désastreuses.

Novice en la matière, j’ai découvert à ses côtés, page après page, et tout au long de mon apprentissage, ce monde étonnant des abeilles qui est un modèle d’organisation que l’homme ne pourra jamais atteindre. Ayant compris après quelques années de pratique, que la méthode dite « moderne » le menait dans une impasse, Jean-Marie avait quitté l’apiculture traditionnelle grandement menacée par les maladies, par les pesticides agricoles, par un parasite – le varroa – par les produits chimiques que l’homme utilise pour tenter de le combattre, pour retourner des années en arrière et pratiquer une apiculture écologique très simple à mettre en oeuvre, avec laquelle il a réussi à obtenir des résultats tout à fait remarquables.

Alors que dans bien des régions, des ruchers entiers sont décimés, Jean-Marie est parvenu avec sa méthode finalement très simple et très logique, à garder ses abeilles et à produire un miel pur et de grande qualité, malgré ce parasite venu comme partout s’installer dans ses ruches. Il nous explique avec passion les raisons de ce retour en arrière, de cette simplification, et nous fait redécouvrir une méthode déjà centenaire qui permet, avec un investissement des plus modestes, de produire en quantité tout à fait remarquable, un miel excellent, et ceci avec des prestations réduites au minimum et bien inférieures à ce que demande l’apiculture « moderne » telle qu’elle est pratiquée actuellement.

Cet ouvrage est un guide parfait pour celui qui veut se lancer à peu de frais dans une apiculture respectueuse de l’abeille et de son mode de vie naturel, des produits de la ruche, du consommateur, et de l’environnement. Il sera en outre, sujet à réflexion pour ceux qui ont suivi le modernisme aveuglément et qui se retrouvent dans une impasse, aux prises avec un problème majeur : comment obtenir un miel sain de toute première qualité, alors que cette apiculture « moderne » s’obstine à introduire.

Dans les ruches, quantité de produits destinés à combattre parasite, virus et maladies, produits dont certains sont de véritables poisons. Le varroa restant néanmoins le plus fort, puisqu’il parvient malgré tout, à s’immuniser et à décimer des ruchers entiers. Sa capacité de nuisance étant accrue nous le verrons, par de nombreux facteurs qui affaiblissent les colonies et dont certains sont en rapport direct avec le matériel et la méthode utilisés, et qui favorisent sa prolifération et la destruction des ruchers.

Un article éloquent sur l'interdiction des pesticides par la Commission européenne

Le 29 avril dernier, les grands médias se sont réjouis de l’interdiction de plusieurs pesticides par la Commission européenne. Avaaz annonçait « avoir gagné » aux signataires de ses pétitions et aux participants à ses manifestations pour la protection des abeilles et l’interdiction des pesticides (1). Depuis janvier, l’ONG avait multiplié les actions, lettres aux dirigeants nationaux, cortèges dans les capitales… Elle devait dire que ces actions avaient été utiles.


De la fin des abeilles à la faim des humains

Les abeilles disparaissent en effet à un rythme effrayant depuis presque 10 ans. Avec elles, sans doute les autres pollinisateurs naturels (bourdons, papillons…) dont les populations ne sont pas suivies comme le sont celles des ruchers.

Avec cette disparition, ce n’est pas seulement la production de miel ou de cire qui est mise en péril mais une grande partie de la production alimentaire. D'après une étude publiée dans Ecological Economics en 2009, le service rendu par les pollinisateurs dans leur ensemble pèserait 150 Milliards d'Euros pour le monde. Les principales cultures, celles qui dépendent de la pollinisation, sont aussi celles qui rapportent le plus. Les 150 milliards se décomposent comme suit : les fruits pour 50 milliards, les légumes 50 milliards et les oléagineux 39 milliards. (2)

La disparition des abeilles pourrait être compensée en partie (un essaim d’abeilles pollinise un million de fleurs en une journée) par la pollinisation à la main de ces différentes cultures. Celle-ci s’opère déjà en Chine sur les pommiers du Sichuan où les abeilles ont déjà disparu (3). Le processus existe aussi depuis longtemps dans la culture de la vanille (4). Si cette possibilité humaine ouvre de belles perspectives d’emplois, serons-nous prêts à payer pommes et poires au prix de la vanille ?

La disparition des insectes pollinisateurs aura aussi un impact sur la biodiversité. Les abeilles et les autres ne participent pas seulement à la reproduction des plantes de cultures. Avec elles, disparaitront également de nombreuses plantes et fruits sauvages ; nourritures des animaux de nos forêts et filtres des eaux de nos nappes phréatiques.

Ces conséquences pour l’homme et la nature sont réelles. Tellement réelles qu’elles sont entrées récemment dans les négociations russo-américaines. Les Russes demandant aux Etat-Unis de cesser leur soutien à leur industrie chimique : Monsanto, Syngenta, DowChemicals et DuPont (5). Cela non plus, les grands médias n’en parlent pas.

De la chimie à la fin des colonies

Les causes du phénomène appelé « syndrôme d’effondrement des colonies » ont été débattues et testées pendant quelques années mais la communauté scientifique est arrivée à un consensus. Si les causes sont multiples, elles comprennent à coup sûr l’emploi des néonicotinoïdes. Il s’agit d’un nouveau type de pesticides compris dans un grand nombre de produits phytosanitaires : Gaucho, Confidor, Poncho, Cruiser… commercialisés par Bayer ou Syngenta.

Le seul doute qui subsiste tient à leur combinaison mortelle soit à un virus soit à un parasite naturel et ancien des abeilles. Touchés par les nouveaux pesticides même en quantités considérées comme non-dangereuses, les insectes n’ont plus les moyens de lutter contre leurs ennemis naturels.

Un (petit) pas en avant…

L’interdiction de ces insecticides est donc une bonne nouvelle pour les apiculteurs, leurs associations de défense et la population en général. « Un pas en avant » comme l’indique Greenpeace (6). Pourtant les partis verts initiateurs de la demande au Parlement se montraient plutôt mitigés quant à la décision prise. Ils critiquaient sa durée, son délai et son périmètre (7).

En effet, il s’agit d’une suspension de deux ans plutôt que d’une interdiction pure et simple. Or, les produits en question restent nocifs dans les sols ainsi que dans les plantations qui s’y succèdent pendant plusieurs années. La courte durée de la suspension risque de n’avoir aucun effet sur le déclin des colonies. Pire encore, elle laissera aux entreprises chimiques la possibilité d’introduire et de justifier un recours car la suspension n’aura pas eu d’impact sur les abeilles.

Cette suspension ne prend cours que le 1er décembre et les agriculteurs pourront encore semer du colza traité en automne 2013. Industriels et producteurs ont encore quelques mois pour écouler leur stock.

La suspension ne concerne encore que trois insecticides et leur emploi pour certaines cultures et certaines méthodes : en enrobage de semences pour le colza, le maïs, le tournesol et le coton, très peu cultivé en Europe, en traitement des sols et en pulvérisation pour une cinquantaine d’autres.

Bien plus frappant encore, la suspension d’utilisation n’empêche pas la production des trois insecticides en question en France, en Allemagne et ailleurs au sein de l’Union. Ces poisons dont le danger est à présent connu, prouvé et reconnu, seront alors commercialisés à l’extérieur où les politiques ont encore moins de pouvoir et les industriels encore davantage : en Afrique, en Amérique latine ou en Ukraine…La suspension oublie donc volontairement le monde mondialisé dans lequel nous vivons.

Une diminution des productions alimentaires à l’extérieur de l’UE entrainera une augmentation des prix des denrées à l’échelle mondiale, y compris à l’intérieur de l’Union...

Que faire alors ?

Signer des pétitions, s’indigner et descendre dans la rue peut encore encourager une décision politique. Les impositions, les interdictions ou les subventions sont effectivement de puissants instruments (bâtons durs et carottes savoureuses) aux mains de nos représentants pour (ré)orienter plus que l’économie, la Société dans son ensemble. Nous avons vu pourtant que derrière l’effet d’annonce se cache une réalité toute en nuances.

A coté des pétitions et des manifestations, le vote pourrait davantage changer les choses. Les partis prêts à faire passer l’intérêt général avant les multinationales ne sont pas nombreux. Il doit en rester un ou deux. Issus d’autres milieux et encore nourrit d’idéaux ceux-ci pourraient utiliser les leviers dont ils disposent avec plus de force et moins de concessions.

Au vote que l’on n’exerce que périodiquement, s’ajoutent d’autres pouvoirs individuels pour rendre leur force aux politiques. En tant que citoyens belges, français ou européens, ils s’exercent au quotidien. En matière de protection des abeilles, notons d’abord la consommation de produits de la ruche. Elle soutient les apiculteurs et les encourage à continuer leurs efforts. Avec des ventes croissantes, ils pourront peut-être engager du personnel supplémentaire et peser davantage sur les Parlementaires. Notons encore la consommation bio. Elle encourage les agriculteurs à opter pour des techniques de culture saines (et plus demandeuses en main d’œuvre). Par là, elle diminue aussi le chiffre d’affaires et le poids du secteur chimique. Ce faisant, cette consommation bio peut rendre ses pouvoirs au politique.

L’association AllWeWish rassemble et précise toutes les solutions pour la protection des abeilles avec de nombreuses autres pour un monde et des vies meilleurs, sur son site web : allwewish.org(8).

Notes

(1) Enorme victoire pour les abeilles, Avaaz, Newsletter du 2 mai 2013

(2) L’activité pollinisatrice des insectes représente 153 milliards d’euros par an !, Pollinis (http://www.pollinis.org/spip.php?page=article& ;id_article=67, consulté le 28 mai 2013)

(3) Le silence des abeilles, Doug Shultz, USA, 2007 (documentaire)

(4) Comment féconde-t-on la fleur de vanille, (http://www.goosto.fr/histoires-de-gout/vanille-preparation-10010608_2.htm, consulté le 28 mai 2013)

(5) Monsanto & Co : Disparition des abeilles, menace de guerre globale et grosse monnaie !, Lg, Agoravox (http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/monsanto-co-disparition-des-135948 consulté le 28 mai 2013)

(6) Pesticides en Europe : un pas dans la bonne direction, Greenpeace, 30 avril 2013 (http://agriculture.greenpeace.fr/pesticides-en-europe-un-pas-dans-la-bonne-direction, consulté le 28 mai 2013)

(7) Interdiction de pesticides tueurs d'abeilles : les questions en suspens, Audrey Garric, Le Monde, 30 avril 2013 (http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/30/abeilles-trois-pesticides-interdits-mais-une-persistance-dans-l-environnement_3168902_3244.html, consulté le 28 mai 2013)

(8) Je vœu protéger les abeilles, AllWeWish (http://allwewish.org/je-voeu-proteger-les-abeilles, consulté le 28 mai 2013)

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chapitre 24, apiculture de A a Z

Mes expériences et mesrnrecherches, chapitre 24

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